L’assainissement individuel, ce qu’il faut savoir

L’assainissement individuel, connu aussi sous le nom de « assainissement non collectif » désigne des installations individuelles de traitement des eaux domestiques. Il reprend le principe de la station d’épuration. En effet, les eaux usées constituées des eaux vannes et des eaux grises passent par plusieurs étapes avant de retrouver enfin le milieu naturel grâce à la collecte, le prétraitement et le traitement ou encore ventilation. Les installations d’assainissement non collectif doivent permettre le traitement commun de l’ensemble de ces eaux usées. Il faut savoir aussi que, en retraitant l’eau issue des habitations ou des industries, l’assainissement des eaux usées représente un enjeu écologique et de la santé publique majeure en préservant les milieux naturels et la santé des personnes. D’ailleurs, la réglementation française a depuis peu été revue et renforcée, en relevant son niveau d’exigence.

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Son fonctionnement

Il existe 3 étapes dans le fonctionnement d’un dispositif d’assainissement individuel, à savoir :
Le prétraitement : il s’agit d’éliminer les particules, matières solides ou graisses, des eaux usées collectées. Pour cela, les eaux doivent passer dans la fosse toutes eaux pour ensuite être séparées de ses différents déchets. Les déchets lourds tombent au font de la cuve et sont transformés en boues par des bactéries anaérobies.
Asst-autonomeLe traitement : une fois sorties de la fosse toutes eaux, les eaux seront éliminés de toute pollution restante grâce à l’action des micro-organismes contenus dans le sol ou dans un lit filtrant constitué de sable ou de zéolite. Si la fosse toutes eaux est trop éloignée du logement, un bac dégraisseur est obligatoire. Il est réservé aux eaux ménagères et permet de les dégraisser et les dessabler. Les eaux vannes partent alors dans une fosse septique séparée. Parfois, l’installation comporte également un pré-filtre qui stoppe les éléments en suspension.
L’évacuation : une fois traitées, les eaux peuvent être dispersées dans le sous-sol en place au niveau de la parcelle, si sa perméabilité est comprise entre 10 et 500 mm/h. Elles peuvent également être réutilisées pour l’irrigation souterraine des végétaux non destinés à la consommation humaine. Par ailleurs, elles seront évacuées par puits d’infiltration autorisé par la commune sur la base d’une étude hydrogéologique.

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Il est à noter aussi qu’il existe deux catégories de dispositifs d’assainissement individuel, comme les « filières traditionnelles » qui utilisent le sol en place ou un sol reconstitué et les « filières agréées » qui sont les plus récentes et sont autorisées par agrément ministériel.

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